Malgré un CDI dans un métier en tension, il reçoit une OQTF pour son titre de séjour

Malgré un CDI dans un métier en tension, il reçoit une OQTF pour son titre de séjour

Dans un contexte où les métiers en tension peinent à recruter, l’histoire de cet homme titulaire d’un CDI dans l’un de ces secteurs suscite l’incompréhension. Malgré une situation professionnelle stable et recherchée, il se voit notifier une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) pour son titre de séjour. Comment une telle situation peut-elle se produire ? Quels sont les enjeux et les conséquences pour l’individu concerné et pour le secteur d’activité en question ? Cet article propose d’explorer cette problématique complexe et actuelle.

Le combat de Mounaim Tou, un sans-papiers en quête de régularisation

Mounaim Tou, un Algérien de 30 ans, est arrivé en France en 2016 avec un visa touristique. Malgré un contrat de travail respectant les critères de la loi sur l’immigration, sa première demande d’admission exceptionnelle au séjour a été rejetée par la préfecture de la Haute-Vienne. Cette décision a été confirmée par le tribunal administratif de Limoges en février 2022. Ce refus n’a pas découragé Mounaim qui continue son combat pour obtenir un titre de séjour régulier en France.

Un deuxième rejet malgré un CDI dans un métier en tension

Non dissuadé par ce premier échec, Mounaim Tou a déposé une nouvelle demande de régularisation en avril 2023, mettant en avant son contrat à durée indéterminée (CDI) chez SARL Aquitaine Eco Logis où il exerce comme charpentier depuis 2020. Malheureusement, le préfet de Gironde a rejeté cette demande et a émis une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Il est à noter que la profession de charpentier est considérée comme un métier en tension en France, avec un taux de difficultés de recrutement atteignant 100% en 2023.

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Le recours de Mounaim devant le tribunal administratif de Bordeaux

Mounaim a contesté l’OQTF auprès du tribunal administratif de Bordeaux, qui a annulé la décision préfectorale. Cependant, le préfet a fait appel, invoquant l’irrégularité du séjour de Mounaim depuis 2021 et un avis défavorable des services MOE. Lors de l’audience, l’avocate de Mounaim a réfuté ces arguments, soulignant que son client travaille dans un secteur en tension. Son employeur a également témoigné en sa faveur, le qualifiant d' »employé exemplaire ». La décision finale du juge est attendue pour le 14 novembre.

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Aghilès B

Écrit par B. Aghilès

B. Aghilès est journaliste et chroniqueur spécialisé dans l’actualité maghrébine et internationale. Fort d’une solide expérience dans l’analyse politique, économique et sociale, il met son expertise au service d’une information claire, précise et accessible à tous. Ses articles se distinguent par une approche documentée et un souci constant de donner du sens aux événements, qu’il s’agisse des grands dossiers géopolitiques, de l’économie mondiale ou de la vie quotidienne en Algérie.