Micro-importation : CARE juge le décret immature, des ajustements nécessaires pour 2025

Micro-importation

L’organisation CARE, spécialisée dans l’analyse des politiques commerciales, a récemment exprimé ses réserves quant au décret sur la micro-importation. Selon elle, ce texte législatif manque de maturité et nécessite des ajustements pour être pleinement efficace. Alors que nous sommes en 2025, cette critique soulève des questions importantes sur l’avenir de la micro-importation. Quels sont les points problématiques du décret ? Quels ajustements sont préconisés par CARE ?

Cet article se propose d’explorer ces interrogations pour mieux comprendre les enjeux actuels de la micro-importation.

Le décret exécutif n° 25-170 : un cadre réglementaire pour la micro-importation en Algérie

Le décret exécutif n° 25-170, paru au Journal Officiel n° 40 le 29 juin 2025, établit désormais un cadre légal pour l’activité de micro-importation en Algérie. Destinée uniquement aux auto-entrepreneurs, cette mesure vise à formaliser une pratique jusqu’alors informelle.

Pour exercer cette activité, les citoyens algériens majeurs, résidant en Algérie et sans autre emploi, doivent être affiliés à la CASNOS, posséder un compte devises à la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et disposer d’une carte d’auto-entrepreneur mentionnant « micro-importation ». Une autorisation générale du ministère du Commerce extérieur est également requise.

Micro-importation en Algérie

Les préoccupations de CARE concernant le décret exécutif n° 25-170

Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) a exprimé certaines inquiétudes concernant le décret, notamment l’exigence de voyages physiques à l’étranger, jugée onéreuse et restrictive. CARE suggère d’autoriser les commandes à distance pour rendre l’activité plus accessible.

De plus, l’obligation de financer les achats en devises propres pourrait pousser les micro-importateurs vers le marché noir, selon CARE. L’organisation propose donc d’autoriser un quota de change officiel et contrôlé. Enfin, CARE recommande d’étendre ce dispositif aux PME et TPE, qui rencontrent souvent des difficultés pour se procurer des intrants essentiels.

A lire aussi :  Alger s'éveille à l'écologie avec l'ouverture d'une usine dédiée au recyclage des déchets industriels liquides

Les incohérences du décret exécutif n° 25-170 selon CARE

CARE a relevé des incohérences dans le décret, notamment la différence entre le plafond de chiffre d’affaires annuel autorisé pour les auto-entrepreneurs et le montant permis par le décret. L’organisation s’interroge également sur le rôle de l’autorisation générale exigée par le ministère du Commerce extérieur.

Selon CARE, bien que le décret soit un pas dans la bonne direction, il nécessite des ajustements pour être pleinement efficace. L’organisation appelle à une révision approfondie du texte pour éliminer ces incohérences et faciliter l’accès à l’activité de micro-importation.

Partager cet article sur
Mehdi Moussaïd

Écrit par Mehdi Moussaïd

Journaliste indépendant spécialisé dans l’économie, l’énergie et le développement industriel en Algérie. Les articles de Mehdi explorent les grandes tendances économiques, les stratégies des entreprises publiques et privées, ainsi que les enjeux liés aux transports, à l’innovation et à la transition énergétique.