L’année 2025 marque un tournant décisif dans le domaine de la micro-importation. De nouvelles règles et conditions ont été mises en place, modifiant ainsi le paysage de cette activité florissante. Que vous soyez un entrepreneur aguerri ou un novice dans ce secteur, il est essentiel de comprendre ces changements pour optimiser votre réussite.
Cet article se propose de vous éclairer sur ces nouvelles directives, afin de vous aider à naviguer avec aisance dans l’univers de la micro-importation. Restez à l’affût des dernières tendances et adaptez-vous aux nouvelles normes pour faire prospérer votre entreprise.
La micro-importation : une activité réglementée pour les auto-entrepreneurs
Le décret exécutif n° 25-170 du 28 juin 2025 a établi les conditions et modalités d’exercice de la micro-importation par l’auto-entrepreneur. Cette activité, qui consiste à importer des biens en petites quantités pour les revendre, est désormais encadrée par la loi. Le texte, signé par le Premier ministre Nadir Larbaoui, précise que seules les personnes ayant le statut d’auto-entrepreneur peuvent exercer cette activité.
De plus, la valeur des marchandises importées ne doit pas dépasser 1,8 million DA par voyage, avec un maximum de deux voyages par mois. Les micro-importateurs bénéficient également de plusieurs avantages, tels que la tenue d’une comptabilité simplifiée et diverses exonérations fiscales.
Les critères d’éligibilité pour la micro-importation
Pour exercer l’activité de micro-importation, plusieurs conditions sont requises. L’individu doit être majeur, de nationalité algérienne et résider en Algérie. Il ne doit pas avoir d’autre activité rémunérée et doit être affilié à la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés. Un compte bancaire en devises est également nécessaire.
En outre, le micro-importateur doit posséder une carte d’auto-entrepreneur valide et une autorisation générale pour l’exercice de cette activité. Il est à noter que l’exercice de la micro-importation exclut le bénéfice de l’allocation chômage.
Processus et conséquences du non-respect des règles de la micro-importation
Le processus de micro-importation implique une déclaration préalable des marchandises à importer via une plateforme numérique. Les produits sont ensuite identifiés par des étiquettes adaptées et des bons de livraison simplifiés. Certaines marchandises, comme les produits pharmaceutiques ou ceux nécessitant des autorisations spéciales, sont exclues de cette activité.
En cas de non-respect des règles, notamment en matière de protection du consommateur et de sécurité nationale, les micro-importateurs peuvent être radiés du registre national de l’auto-entrepreneur. Il est donc essentiel pour ces derniers de se conformer strictement aux dispositions légales pour éviter de telles sanctions.



