Monia Ammar, une voix tunisienne au sein de la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie

Monia Ammar, une voix tunisienne au sein de la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie.

La magistrate tunisienne Monia Ammar et l’universitaire irlandaise Fionnuala Ní Aoláin intègrent la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur la Syrie, aux côtés du président brésilien Paulo Sérgio Pinheiro.

Cette nomination intervient dans le cadre de la poursuite des investigations sur les violations commises en Syrie depuis 2011.

Renouvellement de la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie : qui sont les nouveaux visages ?

La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur la Syrie accueille deux nouvelles figures.

Monia Ammar, magistrate tunisienne et experte en droit international des droits de l’homme et en droit international humanitaire, ainsi que Fionnuala Ní Aoláin, universitaire irlandaise spécialiste du droit international, rejoignent le président de la Commission, Paulo Sérgio Pinheiro. Ils remplacent Hany Megally et Lynn Welchman.

Créée en 2011 par le Conseil des droits de l’homme, cette Commission a pour mission d’enquêter sur les crimes et violations commis en Syrie depuis le début des manifestations en mars 2011. Son mandat a été régulièrement renouvelé, la dernière prolongation étant d’une année supplémentaire en avril 2025.

Le rôle de la Commission d’enquête sur la Syrie

La Commission est chargée de documenter et de rapporter les violations commises en Syrie, y compris celles qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Elle vise à identifier les responsables afin qu’ils soient tenus responsables de leurs actes.


En tant que principal mécanisme onusien de redevabilité pour les crimes commis en Syrie, la Commission continue son travail essentiel de documentation et de présentation de rapports, conformément au mandat international qui lui a été confié.

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Monia Ammar : une carrière dédiée à la défense des droits de l’homme

Monia Ammar, magistrate tunisienne, a consacré sa vie à la défense des droits de l’homme. Son parcours professionnel s’étend sur près de quatre décennies dans le domaine du droit international humanitaire.

Elle a occupé des postes clés tels que magistrate de premier grade à la Cour de cassation en Tunisie et coordinatrice régionale du droit international humanitaire pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au sein du Comité international du Croix-Rouge.

En 2019, elle a fondé le Centre arabe de droit international à Tunis, un centre dédié à la recherche juridique, à la formation et au plaidoyer dans les domaines des droits de l’homme.

Écrivaine et formatrice, elle a contribué à la rédaction de nombreux articles et ouvrages portant sur les droits de l’homme, les droits des femmes et les droits des travailleurs.

Sa collaboration avec des agences des Nations unies, des organisations régionales et des réseaux de la société civile a permis de promouvoir les réformes juridiques et de renforcer la protection des droits de l’homme.

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Imen Haouari

Écrit par Imen Haouari

Imen Haouari est journaliste indépendante spécialisée dans l’actualité tunisienne. Ses articles couvrent un large spectre allant de la politique nationale aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui façonnent le quotidien du pays.

Attachée à une information claire et vérifiée, elle met un point d’honneur à décrypter les faits avec rigueur et neutralité. Sa plume analytique éclaire les grands événements tunisiens tout en donnant une place centrale aux voix citoyennes et aux réalités locales.