Depuis le 7 décembre, une nouvelle exigence administrative bloque plusieurs bus de touristes algériens aux frontières avec la Tunisie.
Cette situation inattendue, liée à l’augmentation des voyages organisés par bus, suscite des interrogations et des inquiétudes chez les voyageurs et les opérateurs touristiques.
Blocage inattendu aux frontières algéro-tunisiennes : que se passe-t-il ?
Depuis le 7 décembre, un blocage inattendu a été observé aux postes-frontières d’Oum Teboul et d’El Ayoune entre l’Algérie et la Tunisie.
🇹🇳 🇩🇿 | Des dizaines de bus transportant des touristes algériens sont bloqués depuis dimanche aux frontières en raison d’une nouvelle autorisation provisoire de transport international désormais exigée pour entrer en Tunisie.
▪️ Selon des sources citées par la presse algérienne,… pic.twitter.com/1B31HUMWN7
— Tounes El Khadra | تونس الخضراء 🌿🇹🇳 (@TounesKhadra) December 8, 2025
Des bus de touristes algériens ont été empêchés de passer, suite à une nouvelle exigence administrative mise en place sans préavis. Cette mesure concerne l’obtention d’une autorisation provisoire de transport international de voyageurs pour les bus assurant ces liaisons.
Cette décision soudaine a entraîné le blocage de nombreux bus et la saturation des zones de stationnement aux frontières. Selon certaines sources, cette mesure serait liée à l’augmentation notable des voyages organisés par bus vers la Tunisie.
Une nouvelle autorisation provisoire de transport international : pourquoi maintenant ?
Cette nouvelle exigence administrative serait une réponse à l’augmentation des voyages en bus vers la Tunisie.
Ces déplacements permettent à certains voyageurs de bénéficier du droit de change au taux officiel, avant d’en détourner une partie à leur retour. Cette pratique aurait engendré des problèmes sociaux en Tunisie et des abus.
@bourouis_travel عاجل الحدود الجزائرية التونسية مغلقة حاليا للحافلات السياحية، عبر جميع المعابر الحدودية بسبب فرض رخصة النقل الدولية. قانون مفاجئ دون سابق إنذار #تونس #الجزائر #الحدود #750
Les autorités algériennes et tunisiennes ont donc décidé de mettre en place cette mesure pour freiner ces pratiques. Cependant, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités des deux pays concernant cette décision.
Les conséquences sur le terrain : annulations et tensions palpables
Sur le terrain, la situation est tendue. Des dizaines de bus sont bloqués aux postes-frontières, créant une atmosphère d’incertitude parmi les voyageurs et les compagnies de transport.
Certaines entreprises envisagent même d’annuler des voyages programmés si cette décision est maintenue.
L’association nationale de tourisme Kounouz El Djazair a confirmé que plusieurs bus ont été empêchés de franchir la frontière pour défaut d’autorisation.
Toutefois, certains opérateurs, comme Ben Achour, ont réussi à obtenir une autorisation provisoire, apportant un peu d’espoir dans ce climat tendu.


