Oran croule sous les ordures

Et pourtant, elle se prépare à revevoir les jeux méditerranéens

Oran sous les ordures

Les images d’une wilaya sale remplie d’ordures ménagères ne sont pas encore résolues dans la ville d’Oran. Alors qu’elle se prépare à recevoir les jeux méditerranéens, elle croule encore sous les déchets.

Une grève à la source du problème

Que ce soit dans le centre-ville ou ses périphéries, la ville d’Oran croule sous les ordures. Les passants ne savent même plus où mettre leurs pieds.

Alors qu’elle abritera les jeux méditerranéens dans quelques mois, elle est envahie par les déchets à cause de la grève incessante des collecteurs.

Evidemment, des odeurs désagréables se dégagent de ces ordures ménagères. Pire encore : des dépôts qui peuvent dépasser vers les rues, occasionnant donc des embouteillages.

Oran sous les ordures

Selon les sources, près de 80 collecteurs privés sont en grève. Ce mouvement de protestation dure déjà depuis plus d’un mois. Ces entreprises désapprouvent la décision de la commune concernant la réduction du prix de ramassage par tonne qui passe de 1700 à 1500 dinars.

Elles réclament le paiement des dus qui remontent à 2014 et la considération des clauses conventionnelles.

La situation stagne

C’est la deuxième grève des concessionnaires en seulement quelques mois et la situation semble stagner. Amine Allouche, président de l’APC de la ville, a remplacé Rachid Ouali par Djillali Regiz au poste de responsable de la division de l’hygiène et de l’assainissement afin d’apaiser les conflits.

Les habitants de leur côté se plaignent des ordures qui envahissent leur quartier et demandent aux autorités de trouver rapidement des solutions.

À chaque fois, des mesures sont prises. Mais elles ne résolvent que temporairement le problème. Le mois de janvier pendant une réunion au siège de la ville, l’agence des déchets d’Oran a affirmé que la commune recense près de 87 dépotoirs sauvages.

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Oran sous les ordures

Toujours durant cette rencontre, elle avait annoncé que la commune paie le salaire pour 3378 agents collecteurs alors que le P/APC affirme qu’il n’y a que 442 opérateurs sur le terrain.

Le wali d’Oran a donc pris la décision d’organiser une commission pour déterminer le nombre réel des agents collecteurs d’ordures dans la commune.

En attendant qu’un terrain d’entente soit trouvé, l’entreprise Nadhafa à effectué des opérations de nettoyage en priorisant le retrait des déchets durs comme les briques et les graviers.