Face à une situation jugée intolérable, les pharmaciens du Maroc ont décidé de faire entendre leur voix. Une grève nationale est prévue pour le 9 septembre prochain, marquant ainsi un tournant dans l’histoire de cette profession souvent en retrait des mouvements sociaux.
Les revendications sont nombreuses et touchent à des problématiques essentielles pour ces acteurs clés de notre système de santé. Découvrez dans cet article les raisons qui poussent ces professionnels de la santé à descendre dans la rue et à exprimer leur mécontentement.
Les pharmaciens marocains se mobilisent contre le nouveau décret sur les prix des médicaments
La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a récemment annoncé une manifestation nationale prévue pour le mardi 9 septembre 2025 à Rabat, devant le ministère de la Santé. Cette action vise à exprimer leur mécontentement face au nouveau projet de décret relatif à la fixation des prix des médicaments.
Selon eux, ce décret accentue la vulnérabilité des pharmacies en instaurant de nouveaux tarifs sans proposer de mesures d’accompagnement ou de réformes structurelles. Ils estiment que cette situation pourrait perturber l’équilibre économique des officines et entraîner des fermetures massives.
La Confédération dénonce des lois obsolètes et un manque de volonté politique
La Confédération pointe du doigt l’obsolescence de certaines lois qui mettent les pharmaciens en danger de poursuites judiciaires pour des pratiques courantes. Elle déplore également le manque d’initiative politique pour moderniser le cadre juridique afin qu’il corresponde aux réalités actuelles du secteur.
Cette situation, selon la Confédération, menace non seulement l’équilibre économique des officines, mais aussi le droit des citoyens à un accès sûr et régulier aux médicaments.
Le président de la Confédération, Dr Mohamed Lahbabi, avertit que cette situation met en péril l’avenir des pharmacies.
Le ministère de la Santé critiqué pour son incapacité à réguler le secteur pharmaceutique
La Confédération reproche au ministère de la Santé son incompétence à briser les monopoles, à freiner la vente illégale de médicaments et à résoudre les pénuries récurrentes de médicaments qui sévissent depuis plus d’une décennie.
Dr Mohamed Lahbabi, président de la Confédération, souligne que cette situation compromet non seulement l’avenir des pharmacies, mais aussi le droit des citoyens à un accès sûr et constant aux médicaments. Il appelle à une mobilisation générale pour sauvegarder les pharmacies et préserver la dignité du métier.



