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Prix des voitures en Algérie : aucune baisse prévue jusqu’à l’ouverture des importations

Prix des voitures en Algérie : aucune baisse prévue jusqu'à l'ouverture des importations
A Nora
Ecrit par A Nora

Le PDG du Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID) a effectué un passage dans une radio nationale ce vendredi 02 avril pour s’exprimer sur le marché de l’automobile. Durant son discours, il a mentionné les prévisions des prix de voiture ainsi que ses facteurs de variation pour les mois à venir.

Flambée des prix de voitures

Nul besoin de rappeler que quasiment tous les secteurs économiques du pays sont gelés, voire en ruine depuis le début de la crise du coronavirus. Parmi ces secteurs se trouve celui de l’automobile : les importations ont été gelées depuis bientôt une année entière. Le marché n’a été rouvert au public qu’en début d’année.

Durant cette ouverture, force est de constater que les acheteurs sont bien plus nombreux que les offreurs. En effet, l’Algérie a toujours été connue pour être un grand consommateur de voiture d’occasion. Toutefois, ce déséquilibre entre offres et demande ne s’est pas traduit par une baisse de prix comme attendu.

Les acheteurs ont tous dû changer de projet en constatant des augmentations allant jusqu’à 25 millions. Il est aujourd’hui impossible pour un citoyen algérien de s’offrir une voiture, même d’occasion, de ses propres moyens. De leur côté, les vendeurs ne réalisent que très peu de vente, opprimés par un marché d’importation toujours fermé. Les deux côtés rentrent alors les mains vides.

Augmentation continuelle des prix jusqu’à l’année prochaine

Cette situation n’est pas prête de changer de cap. Selon Amine Boutalbi, l’État n’est pas encore prêt à rouvrir les importations de voitures d’occasion ayant moins de trois ans. Or, le prix des voitures dépend fortement de ce marché d’importation. Aucune baisse ni équilibre n’est donc prévu jusqu’à ce que le gel de l’article 110 des lois de Finances 2020 n’est levé.

Toutefois, Boutalbi a tenu à préciser que ce dégel ne serait pas la seule solution pour revenir vers les prix normaux des voitures. L’État devrait également considérer la reprise du montage de voitures locales. Le pays dispose de moyens colossaux dans cette activité. Rien que les besoins du gouvernement en voiture – soit environ 120.000 unités – seraient rapidement couverts par le montage local.

De plus, avec les compétences dont dispose le pays, il pourrait profiter de sa position géographique pour approvisionner certains pays d’Afrique. Les économistes spécialistes parlent même de levier économique à travers la vente et revente de voiture d’occasion.

Quoiqu’il en soit, les spéculations prévoient une hausse continuelle durant cette année et même l’année à venir. En attendant que l’État daigne rouvrir les importations ou relancer le montage de voitures, les citoyens devront attendre que les facilités de payement pour l’achat de voitures se concrétisent.

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A Nora

A Nora

Journaliste, responsable éditoriale, Nora s’intéresse de prêt à l’actualité algérienne.