Un événement marquant vient de se produire au sein de la Chambre des représentants. Un projet de loi historique visant à protéger les enfants abandonnés a été adopté à l’unanimité, une première dans l’histoire législative du pays. Cette avancée majeure souligne l’importance accordée à la protection de l’enfance et témoigne d’une prise de conscience collective face à cette problématique cruciale.
Découvrez dans cet article les détails de ce projet de loi et les implications qu’il pourrait avoir sur la vie de milliers d’enfants.
Adoption unanime du projet de loi N°5.171.22 par la Chambre des représentants
La Chambre des représentants a unanimement approuvé le projet de loi N°5.171.22, une modification de l’article 19 de la loi N°15.01 sur la prise en charge des enfants abandonnés. Présenté par le Groupe socialiste-opposition Ittihadie, ce texte vise à donner la possibilité à ceux qui souhaitent assurer la kafala d’un enfant abandonné d’émettre des observations sur les rapports préparés par les autorités compétentes.
Cette mesure renforce le droit à un procès équitable pour la personne chargée de la Kafala et contribue à la protection juridique de l’enfant. Le gouvernement a validé le texte, ajoutant une exigence procédurale pour garantir un procès équitable.
Implications du nouveau texte pour la kafala
Le nouveau texte offre à la personne souhaitant assurer la kafala d’un enfant abandonné, le droit de faire des observations sur les rapports préparés par les autorités compétentes. Ces enquêtes et investigations peuvent influencer la décision du juge concernant l’annulation de la kafala, garantissant ainsi un procès équitable.
Le gouvernement a approuvé ce texte en ajoutant une exigence procédurale : la personne assurant la kafala doit être entendue par le juge des mineurs avant toute annulation de la prise en charge. Cette mesure assure un procès équitable et le droit à la défense, conformément aux articles 23 et 120 de la Constitution.
Propositions pour une procédure de kafala plus flexible et protectrice des intérêts de l’enfant
Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, a souligné la nécessité d’ajouter une certaine flexibilité à la procédure de kafala pour protéger les intérêts supérieurs de l’enfant. Il a toutefois mis en garde contre une restriction procédurale qui pourrait prolonger la procédure et nuire à l’efficacité judiciaire, notamment lorsque la personne assurant la kafala réside à l’étranger.
De son côté, le député Fatimi Moulay El Mahdi a salué ce projet de loi comme un pas important vers l’amélioration des conditions de vie des enfants et le renforcement de leur protection juridique, soulignant que la loi N°15.01 garantit leurs droits, leur éducation et leur développement.



