La protection des données personnelles est un enjeu majeur à l’ère du numérique. En Algérie, un projet de loi prévoit d’alourdir considérablement les sanctions pour non-respect de cette obligation. Les contrevenants pourraient se voir infliger des amendes allant jusqu’à 200 000 dinars.
Cette mesure, qui s’inscrit dans une volonté globale de renforcer la sécurité des informations personnelles, pourrait bouleverser le paysage numérique algérien. Découvrez dans cet article les détails de ce projet de loi imminent et ses implications potentielles.
Projet de loi innovant pour la protection des données personnelles
Le député Saber Mosmoudi a récemment présenté un projet de loi organique novateur visant à protéger les données personnelles. Ce texte, soutenu par 17 députés et composé de 132 articles, propose une refonte totale de la législation actuelle, jugée obsolète face aux avancées du numérique et à l’essor des technologies de surveillance.
Le nouveau cadre législatif envisage la création d’une autorité publique indépendante dédiée à la protection des données, ainsi que l’introduction d’un responsable de la protection des données au sein des structures publiques. Il prévoit également des sanctions financières et pénales en cas de non-respect.
Renforcement des sanctions pour les infractions à la protection des données
Le projet de loi introduit des mesures punitives sévères pour les violations de la protection des données. Selon Mosmoudi, l’autorité indépendante de protection des données aurait le pouvoir d’imposer des amendes allant jusqu’à 200 000 dinars en cas d’infraction. De plus, des peines de prison sont envisagées pour les contrevenants.
Le texte aborde également des sujets spécifiques tels que la surveillance, l’intelligence artificielle et le transfert de données personnelles vers d’autres pays. Il propose notamment de supprimer les autorisations préalables pour l’installation de caméras, sauf dans certains cas spécifiques.
Dispositions relatives à la surveillance et à l’intelligence artificielle
Le projet de loi met en lumière des aspects spécifiques tels que les dispositifs de surveillance, les caméras et l’intelligence artificielle. Il suggère d’éliminer les autorisations préalables pour l’installation de caméras, sauf dans des situations particulières. De plus, il envisage de modifier les autorisations pour le transfert de données personnelles vers un autre pays.
Quatre articles sont dédiés à l’intelligence artificielle, en attendant une loi organique distincte. L’article 80 stipule que le traitement des données personnelles par les journalistes pourrait être exempté de certaines obligations si cela entrave la liberté d’expression et d’information.



