La protection sociale universelle est un sujet qui suscite de nombreuses discussions et débats. Récemment, le Directeur de la CNSS a levé le voile sur les plans d’action pour l’année en cours. Quels sont ces plans ? Comment vont-ils impacter la population ? Cet article vous apporte toutes les réponses à vos questions.
Restez connectés pour découvrir les grandes lignes de cette stratégie ambitieuse visant à renforcer la protection sociale pour tous.
La généralisation de la protection sociale au Maroc : une avancée majeure pour l’État social
Le Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Maroc, Hassan Boubrik, a souligné l’importance cruciale de la généralisation de la protection sociale dans le renforcement de l’État social. Cette initiative, soutenue par le Roi Mohammed VI, a permis à des millions de Marocains d’accéder à des soins de santé équitables et dignes grâce à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO).
Selon M. Boubrik, cette réforme a marqué un tournant décisif en matière d’accès aux soins de qualité pour tous les citoyens, y compris ceux qui étaient auparavant exclus, comme les travailleurs non-salariés.
Expansion de l’Assurance Maladie Obligatoire : une couverture santé pour tous
Avant 2021, seulement 40% des Marocains bénéficiaient d’une couverture santé. Aujourd’hui, grâce à la généralisation de l’AMO, ce chiffre a grimpé à près de 25 millions d’assurés, soit une augmentation significative de 65%. Cette expansion a permis d’inclure des groupes jusqu’alors non couverts tels que les travailleurs indépendants, les bénéficiaires de l’AMO TADAMON et les assurés de l’AMO Achamil.
Le volume de dossiers traités quotidiennement a également quintuplé, passant de 20 000 à plus de 110 000. Par ailleurs, le Registre Social Unifié (RSU) joue un rôle crucial dans l’identification précise des bénéficiaires, garantissant ainsi une distribution équitable des ressources.
Les défis de la protection sociale au Maroc : adhésion, cotisations et rationalisation des dépenses
Malgré les avancées significatives, Hassan Boubrik a souligné plusieurs défis à relever. L’un d’eux est l’adhésion et le paiement régulier des cotisations par les travailleurs non-salariés. Sur 1,7 million d’assurés principaux, seuls 550 000 sont à jour. Pour y remédier, la CNSS mène des campagnes de sensibilisation et dispose de nouveaux outils juridiques.
Un autre défi est la nécessité de rationaliser les dépenses médicales pour éviter une consommation incontrôlée. Enfin, Boubrik a insisté sur le rôle central que doit jouer l’hôpital public dans l’offre de soins, grâce à ses investissements importants en équipements et en ressources humaines.



