Face à la crise économique, l’approbation de 151 dossiers de restructuration financière pour les PME est une avancée positive mais insuffisante, selon Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs.
En effet, près de 800 000 entreprises nécessiteraient une restructuration urgente suite aux crises sanitaires et économiques.
Restructuration financière des PME : une avancée positive mais insuffisante ?
Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs, considère l’approbation de 151 dossiers de restructuration financière pour les PME comme un pas en avant.
Toutefois, cette mesure semble dérisoire face à la crise économique actuelle. En effet, le nombre d’entreprises en difficulté est bien plus élevé.
Les crises sanitaires et économiques successives ont mis près de 800 000 entreprises dans une situation critique nécessitant une restructuration urgente. Cette réalité met en lumière l’insuffisance des mesures prises jusqu’à présent pour soutenir le tissu entrepreneurial du pays.
Les critères d’éligibilité : un frein à l’accès au dispositif de restructuration ?
Le nombre limité d’entreprises bénéficiant de la restructuration s’explique en partie par les critères d’éligibilité stricts.
En effet, pour être éligibles, les entreprises doivent présenter des actifs immobilisés bruts entre 100 000 milles et 15 millions de dinars et avoir connu des difficultés financières significatives durant les trois dernières années.
De plus, elles doivent être en activité depuis au moins un an et tenir une comptabilité conforme à la législation. Certains secteurs, tels que le commerce, la promotion immobilière, la finance et les hydrocarbures, sont exclus du dispositif, réduisant encore le nombre d’entreprises potentiellement éligibles.
Manque de transparence et complexités bureaucratiques : quels impacts sur les entreprises en crise ?
Le processus de restructuration a souffert d’un manque de transparence et de concertation. L’absence d’appel public à candidatures et l’opacité des plateformes d’information ont empêché de nombreuses entreprises de se manifester.
De plus, la lourdeur administrative et les complexités bureaucratiques constituent des obstacles majeurs pour les entreprises en situation d’urgence, nécessitant une intervention rapide.
Ces entraves rendent difficile l’élaboration de politiques publiques efficaces et adaptées à l’ampleur réelle du problème.


