Séville : Initiative audacieuse de la Tunisie pour transformer ses dettes en projets de développement

Séville

La Tunisie fait preuve d’audace et d’innovation en matière de gestion de la dette. Dans une démarche inédite, le pays méditerranéen envisage de transformer ses dettes en projets de développement. Cette initiative, présentée à Séville, pourrait bien révolutionner la manière dont les nations endettées abordent leur situation financière. Découvrez comment la Tunisie compte concrétiser cette idée audacieuse et quelles pourraient être les implications pour son avenir économique et social.

Un sujet qui promet d’être riche en enseignements et qui pourrait inspirer d’autres pays confrontés à des défis similaires. Restez avec nous pour explorer cette approche novatrice de la dette.

La Tunisie vise à consolider sa coopération financière et économique internationale

Michket Slama Khaldi, la ministre des Finances tunisienne, a récemment exprimé l’ambition de son pays de renforcer ses liens dans le domaine de la coopération financière et économique internationale. Cette déclaration a été faite lors de la 4e Conférence internationale des Nations Unies sur le financement du développement (FfD4) à Séville.

La ministre a souligné l’importance d’une coopération internationale qui favorise le développement des nations et des peuples, reflétant ainsi la vision de la Tunisie en matière de relations internationales.

La Tunisie vise à consolider sa coopération financière

Proposition de réforme du financement pour un développement durable

Michket Slama Khaldi a plaidé, lors d’une table ronde sur la dette souveraine à Séville, pour une refonte des méthodes et conditions de financement. Elle a proposé une approche innovante visant à transformer les dettes en projets de développement. Cette démarche vise à rompre avec l’endettement traditionnel et à se concentrer sur les priorités du développement, notamment l’emploi des jeunes.

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Selon elle, l’endettement doit servir à financer des projets structurants plutôt qu’à couvrir les dépenses courantes de l’État. Elle a également souligné l’importance de repenser la soutenabilité de la dette, affirmant qu’une dette est soutenable si elle génère de la richesse.

Intégration de critères sociaux et climatiques dans l’éligibilité aux prêts

La ministre Khaldi a également appelé à une révision des critères d’éligibilité aux prêts concessionnels, jugés inadaptés. Elle a suggéré d’inclure des facteurs tels que la vulnérabilité sociale et climatique des pays. Selon elle, la dette doit être un outil stratégique de transformation plutôt qu’une contrainte.

Par ailleurs, lors d’une table ronde coprésidée par le président du Sénégal et le chef du gouvernement espagnol, les discussions ont porté sur la soutenabilité de la dette, sa gestion et les réformes nécessaires de l’architecture financière internationale.

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Imen Haouari

Écrit par Imen Haouari

Imen Haouari est journaliste indépendante spécialisée dans l’actualité tunisienne. Ses articles couvrent un large spectre allant de la politique nationale aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui façonnent le quotidien du pays.

Attachée à une information claire et vérifiée, elle met un point d’honneur à décrypter les faits avec rigueur et neutralité. Sa plume analytique éclaire les grands événements tunisiens tout en donnant une place centrale aux voix citoyennes et aux réalités locales.