Tlemcen se prépare à transformer l’eau de mer en eau potable avec une nouvelle station de dessalement

Tlemcen se prépare à transformer l'eau de mer en eau potable avec une nouvelle station de dessalement

L’Algérie renforce sa sécurité hydrique avec le lancement d’un chantier de réalisation d’une station de dessalement de l’eau de mer à Tlemcen.

Ce projet, piloté par Sonatrach et l’Enterprise algérienne de dessalement de l’eau, s’inscrit dans un programme plus large visant à réduire la dépendance aux ressources de surface et souterraines.

Lancement du chantier de la station de dessalement à Tlemcen : un projet d’envergure

Le samedi 8 novembre a marqué le début des travaux de construction de la station de dessalement de l’eau de mer (SDEM) sur la plage de Aïn Adjroud, dans la commune de Marsa Ben M’hidi, wilaya de Tlemcen.


Cette initiative majeure a été lancée par Noureddine Daoudi, PDG du groupe Sonatrach, et Lahcen Bada, PDG de l’Enterprise algérienne de dessalement de l’eau (EADE), en présence des autorités locales.

Ce type de partenariat public représente un tournant pour la gestion de l’eau en Algérie. On passe d’une logique d’urgence à une planification durable.
Rachid, 42 ans, ingénieur en hydraulique

Ce nouveau projet s’inscrit dans le cadre d’un programme complémentaire approuvé par le Conseil des ministres en octobre dernier. Il vise à établir trois SDEM dans les wilayas de Tlemcen, Mostaganem et Chlef, chacune avec une capacité de production quotidienne de 300.000 m3.

Capacité de production de la nouvelle station de dessalement

La station de Tlemcen, s’étendant sur une superficie de 15 hectares, est conçue pour produire quotidiennement 300.000 m³ d’eau.

Cette production massive sera destinée à l’approvisionnement en eau potable des habitants de la wilaya de Tlemcen et des régions avoisinantes.


En effet, ce projet ambitieux permettra de fournir de l’eau potable à près de trois millions de personnes. Il s’agit donc d’une avancée significative dans la résolution des problèmes d’approvisionnement en eau dans les wilayas de l’Ouest du pays.

Création d’emplois et renforcement de la sécurité hydrique

La station, fonctionnant par osmose inverse, générera environ 1.500 emplois, dont 100 permanents. Deux autres projets similaires sont prévus à Chlef et Mostaganem, contribuant ainsi à l’essor économique de la région.

Ce programme vise également à renforcer la sécurité hydrique dans l’Ouest du pays, en réduisant la dépendance aux ressources de surface et souterraines. Il s’aligne sur la stratégie nationale visant une production de 5,6 millions de m³/jour d’eau dessalée d’ici 2030.

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Mehdi Moussaïd

Écrit par Mehdi Moussaïd

Journaliste indépendant spécialisé dans l’économie, l’énergie et le développement industriel en Algérie. Les articles de Mehdi explorent les grandes tendances économiques, les stratégies des entreprises publiques et privées, ainsi que les enjeux liés aux transports, à l’innovation et à la transition énergétique.