La Tunisie, longtemps reconnue comme leader du Comité Technique Spécialisé (CTS) sur la Fonction publique, vient de céder sa place à l’Ouganda. Cette transition historique marque un tournant majeur dans la gestion des affaires publiques en Afrique. L’impact de ce changement sur les politiques publiques et les réformes administratives est encore incertain. Cet article se propose d’analyser les implications de cette passation de pouvoir et d’évaluer les perspectives futures pour ces deux pays africains.
Restez avec nous pour découvrir comment cette évolution pourrait redéfinir le paysage de la fonction publique sur le continent.
Transition de la présidence du CTS de la Tunisie à l’Ouganda
La République d’Ouganda a officiellement pris les rênes du Bureau du Comité technique spécialisé (CTS) de l’Union africaine sur la fonction publique, les collectivités locales, le développement urbain et la décentralisation, succédant ainsi à la Tunisie. La cérémonie de passation s’est déroulée ce vendredi au siège du ministère de l’Environnement à Tunis.
Habib Abid, ministre tunisien de l’Environnement, et Judith Nalule Nabakooba, ministre ougandaise des Terres, du Logement et du Développement urbain, ont représenté leurs pays respectifs lors de cet événement.
Les objectifs du Bureau du Comité technique spécialisé
Ghazi Abouda, directeur à la Direction générale de la fonction publique, a mis en lumière les principaux objectifs du Bureau du CTS. Il s’agit notamment de formuler des recommandations pour favoriser la décentralisation, le développement urbain et la réforme de la fonction publique. Ces efforts visent également à renforcer les compétences des ressources humaines, améliorer la qualité des services publics et harmoniser les politiques et législations entre les pays africains.
La Tunisie, qui a présidé ce comité technique de 2023 à 2024, a toujours soutenu ces initiatives, contribuant ainsi à l’intégration africaine conformément à l’Agenda 2063 de l’Afrique.
L’engagement de la Tunisie envers l’intégration africaine
Le ministre tunisien de l’Environnement, Habib Abid, a réaffirmé l’engagement indéfectible de la Tunisie à soutenir toutes les initiatives favorisant l’intégration africaine. Cet engagement s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Afrique et se manifeste notamment dans des domaines essentiels et proches des citoyens.
Durant sa présidence du comité technique pour la période 2023-2024, la Tunisie a œuvré à promouvoir cette vision, comme en témoigne la Déclaration de Tunis adoptée en décembre 2024. Ce document prévoit l’organisation de la sixième session ordinaire du comité en 2026 et met l’accent sur des aspects clés tels que la décentralisation, la gouvernance locale et la lutte contre la corruption.



