Le retour en Algérie du manuscrit « Moufid al-Mouhtaj fi Charh al-Siraj » marque une étape significative dans la préservation du patrimoine culturel.
Ce document du XVIIe siècle, œuvre de Sahnoun ibn Othman al-Wansharisi, témoigne de l’héritage scientifique algérien et renforce les efforts de diplomatie culturelle.
Rapatriement d’un trésor culturel algérien
Le manuscrit « Moufid al-Mouhtaj fi Charh al-Siraj » a été découvert dans le catalogue d’une vente aux enchères à Paris, déclenchant une intervention rapide des autorités algériennes.
Grâce à l’action du ministère des Affaires étrangères, la vente a été suspendue, permettant ainsi de sécuriser ce précieux document.
Malgré le succès de cette opération, l’identité du vendeur reste inconnue. Ce rapatriement marque une étape importante dans la préservation du patrimoine culturel algérien, soulignant l’engagement du pays à récupérer ses trésors historiques.
Importance culturelle du manuscrit pour l’Algérie
Le manuscrit « Moufid al-Mouhtaj fi Charh al-Siraj » est une œuvre majeure de Sahnoun ibn Othman al-Wansharisi, un érudit algérien du début du XVIIe siècle.
Ce commentaire sur le traité d’astronomie d’Abderrahmane al-Akhdari al-Biskri illustre la richesse intellectuelle de l’Algérie.
الجزائر 🇩🇿 تسترجع #مخطوطا جزائريا نادرا يحمل عنوان مفيد المحتاج في شرح السراج، يعود تاريخ تأليفه إلى الفترة الممتدة بين سنتي 1609 و1610، كان معروضا للبيع ضمن مزاد علني احتضنته #باريس 🇫🇷 .
عملية استرجاع المخطوط النادر الذي يعد أحد المؤلفات المرتبطة بعلم الفلك في #التراث_المغاربي،… pic.twitter.com/Wx0rt9mnkW
— بوابة الجزائر Algeria Gate (@AlgeriaGatePlus) June 17, 2026
La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a souligné que ce manuscrit est une expression profonde de la civilisation algérienne et un outil essentiel de diplomatie culturelle.
Son rapatriement renforce la dynamique de récupération du patrimoine national, affirmant l’identité culturelle algérienne sur la scène internationale.
Un pas de plus vers la restitution du patrimoine algérien
Le retour du manuscrit s’inscrit dans un effort plus vaste de restitution du patrimoine algérien. En parallèle, des armes de l’Émir Abdelkader, récemment exposées en France, sont sur le point d’être restituées à l’Algérie.
Cette initiative, soutenue par l’historien Benjamin Stora, témoigne de l’engagement continu pour récupérer les trésors nationaux.
Cependant, ces avancées se déroulent dans un contexte diplomatique tendu. Les relations entre Alger et Paris ont gelé les travaux de la commission mixte d’historiens, créée en 2022. Ces tensions freinent les discussions officielles, compliquant davantage les efforts de restitution.


